Ecrire pour le référencement, mais pas pour les moteurs ?
Écrire pour le référencement
“Écrire pour le référencement” c’est un peu le maître mot à l’heure actuelle. C’est une manière très efficace et très pertinente d’obtenir une visibilité, un résultat, dans le respect des “terms of service” de Google. Écrire pour le référencement est une démarche faite dans le but d’offrir un texte en adéquation avec les attentes des moteurs, même si cela se fait trop souvent au dépend d’un véritable intérêt pour le visiteur. Quand on écrit pour le référencement la densité des mots clefs dépasse bien souvent le seuil de tolérance “normal”, le lecteur a donc le sentiment qu’on lui assène des informations qu’il a déjà assimilées. Ce texte insiste sur la manière dont on écrit pour le référencement. Un peu à la manière des messages radiophoniques qui sont et étaient diffusés sur les ondes : “Le thon, c’est bon !”, vous vous rappelez de cette campagne radio qui ventait les bienfaits de ce poisson ?! Et bien “Écrire pour le référencement” c’est bon, tout aussi bon. Ce texte focalise très largement sur la manière dont on écrit pour le référencement, mais pas seulement.
Si cette méthode consacre une large part à la densité de l’information, elle n’accorde en revanche que peu d’intérêt pour les contraintes techniques liées au référencement naturel.
Tout le monde s’accorde à dire que lorsque l’on aborde le sujet de l’écriture web, les textes doivent être rédigés dans les règles de l’art : ponctuation, grammaire, syntaxe, etc. Une faute de conjugaison, une faute d’accord, une faute d’orthographe, mais quelle vulgarité !
A l’identique, être référencé consiste à respecter non seulement le contenu mais aussi la structure du contenant, c’est à dire écrire dans le respect de la sémantique HTML et des standards.
Écrire dans le respect de la sémantique HTML et des standards
Si chacun est très vigilant et tire un plaisir non dissimulé à souligner les erreurs que fait chacun lorsqu’il écrit, les choses deviennent un peu plus compliquées lorsque l’on s’attache à un autre type d’écriture : le respect de la sémantique HTML et des standards. C’est curieux et surprenant, mais une page HTML ne semble pas avoir beaucoup d’intérêt, en tout cas pas beaucoup plus pour les clients que pour les agences de référencement. Seulement, et sauf erreur de ma part, c’est bien sur ces mêmes pages que l’on vient à mettre en avant un contenu qui lui, doit être irréprochable. Oui, on s’attardera sur la présence de fautes au sein du texte, mais qui ira voir la qualité du montage HTML : les moteurs de recherche !
Les moteurs de recherche !
Un moteur de recherche accède à une page afin d’alimenter sa base de données de tous les éléments d’information disponibles : image, vidéo, texte, en fait, tout ce qui pourrait se résumer à du contenu. Ce travail d’indexation peut-être plus ou moins facilité par la manière dont le code HTML est réalisé. Si celui-ci est confus, le travail sera plus long, plus ardu, et il y a fort à parier que, dans les pires situations, les moteurs de recherche abandonneront tout simplement l’indexation. Mais que fait le moteur lorsque le code HTML est lui même corrompu, que les éléments n’en sont même plus intelligibles ?
Vous êtes un moteur de recherche.
Si je viens à vous dire que la situation est cataclysmisque, pardon que la situation est catacyclsime, veuillez m’excuser : la situation est cataclycisme. Vous ne comprenez pas ? Je pensais pourtant que j’étais assez clair. Il fallait comprendre que cette situation est cataclysmique, n’est-ce pas ? Auriez-vous prêté attention à ce mot en sachant que son orthographe était erronée ?!
Est-ce la seule chose qui aurait retenue votre attention ? … vous venez de vivre une expérience digne d’un moteur de recherche.
Si on considère qu’une page HTML est construite et est structurée afin de transmettre des informations qualifiées à l’aide de META tags, que cette page HTML est composée d’une grammaire, d’une sémantique et d’une orthographe technique qui suivent des règles très précises définies par un organisme, ne faudrait-il pas que, dans sa réalisation, un certain respect des critères soit aussi présent ?
Référencement Vs code valide
Penchons-nous un peu sur les qualités techniques de la page d’accueil des 10 plus grandes agences parisiennes spécialisées dans le référencement naturel via le validateur du site http://validator.w3.org.
Voici le résultat :
- 2 d’entre elles seulement ont un code valide
- 2 comportent moins de 10 erreurs
- 6 comportent 50 erreurs ou plus !
Ce test réalisé le 9 Février 2009 est sans appel : à ce jour un trop petit nombre d’agences ont une démarche cohérente vis à vis du code HTML de leur site. J’ai donc une question à poser : si les erreurs du w3c.org étaient des fautes d’écriture, pourriez-vous travailler avec une entreprise qui fait autant de fautes d’orthographe ? Cela vous semblerait-il normal ?
Étre compris de tous et surtout des moteurs de recherche
Les SEO Managers vont plus facilement focaliser sur le volume de texte, la densité de mots clefs, les attributs Alt des images renseignées, les balises “Title” et les META description etc, que sur le code HTML lui même. Au-delà du fait que c’est la qualité intrinsèque du site qui en pâtit, c’est aussi pour moi une manière de compromettre le message puisqu’au final, même si les moteurs de recherche pourront venir à faire abstraction, contourner et ignorer certaines erreurs, du point de vue technique, il y a forcément un moment où ce type d’informations erronées portent préjudice au référencement.
Quelques exemples que j’ai rencontré :
- - <meta name=”kaywords” content=”"> keywords avec un a.
- - Tag Alt inexistants.
- - Encodages inappropriés. (utf-8, par exemple)
- - ID répétés des milliers de fois.
- - Balises ouvertes, jamais fermées en xhtml.

